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Les femmes, chefs d’entreprises

Les femmes, chefs d’entreprises

Le succès de l’entrepreneuriat féminin, est appuyé par la réussite de plusieurs figures féminines qui ont pu s’imposer sur le monde des affaires, comme Marie Laure Pochon (Actéon), Jeanne Pollès (Philipe Morris), Nathalie Roos (Masterfoods), Nathalie Mesny (marques Carrefour) … Toutefois, le nombre des femmes, qui occupent des postes clés dans le monde des affaires, est encore faible par rapport à leurs homologues masculins.

Une progression faible

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Il est à avouer que le nombre de femmes qui dirigent, gèrent, et pilotent les entreprises a beaucoup évolué ces dernières années. Mais cette progression reste faible. En 2013, une étude réalisée par le cabinet d’audit KPMG, et qui porte sur « la place des femmes aux postes de direction générale », explique 14,1 % des chefs d’entreprises sont des femmes.  Cette même étude, avance que la participation de la femme dans le monde entrepreneurial n’a évolué que de 1,2 points sur 10 ans (entre 2003 et 2013).

48% de la population active en France est représentée par des femmes, toutefois 14% de ces femmes occupent de hautes fonctions, dans les entreprises (PDG, CEO, Gérante, DG, présidente,).

« Même si la proportion de femmes dirigeantes au sein des entreprises n’a pas progressé de façon suffisamment importante ces dix dernières années, plusieurs signaux permettent un certain optimisme » indique Jacky lintignat, directeur général du cabinet KPMG.

L’évolution de l’entreprenariat féminin en chiffres

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Grâce à la loi Copé-Zimmermann (27 janvier 2011), en France les femmes occupent un pourcentage de 25,1% des conseils d’Administration et de surveillance des sociétés. Les dirigeantes d’entreprises ont réussi également à s’imposer dans les domaines dits masculins comme (l’industrie agroalimentaire, BTP, énergie).

40% des femmes chefs d’entreprises, dirigent des sociétés d’au moins salariés, 15 % mènent les sociétés qui emploient plus de 500 salariés. Ces directrices sont plutôt jeunes, elles sont arrivées à leurs postes, soit en créant leur entreprises 44%, en ayant un promotion interne (27%) ou par la transmission familiale qui totalise 22%. Concernant la transmission familiale, il s’agit d’une évolution positive qui indique que les fondateurs d’entreprises sont plus nombreux à confier la tâche de direction à leurs filles.

« L’enjeu est aujourd’hui de jouer la complémentarité des genres entre femmes et hommes à la tête des entreprises. Les structures avec une direction mixte réussissent mieux que les autres et semblent démontrer leur efficacité opérationnelle. En théorie, cela promettait de fonctionner, en pratique, cela fonctionne », ajoute Jacky Lintignat.

 

« Trop souvent, les femmes ont peur d’envisager ou de franchir la dernière marche qui mène au pouvoir dans l’entreprise par manque de confiance en soi, par peur de la rudesse de la mêlée, et aussi et probablement surtout par crainte de l’impossibilité de tout concilier. » indique la CEO du Groupe Actéon, Marie Laure Pochon. L’ancienne directrice de lundbeck donne un seul conseil aux femmes qui cherchent à aller plus loin dans leurs carrières : « Osez car la réussite c’est vrai a un petit parfum enivrant ».